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La Galerie Cathédrale offre toute l'année des oeuvres de particuliers à des prix attractifs. Découvrez le concept sur ce reportage de la RTS.

RURIK

L’artiste considéra toujours son travail comme une véritable recherche picturale, préférant au mot « abstrait » le mot « non-figuratif » pour qualifier sa voie, une histoire à raconter où il est question de couleurs et de formes. Rurik travaille le plus souvent à l’huile, car il aime, dit-il, « la volatilité de son solvant, l’essence ». Par périodes successives, il aime à peindre avec la lumière du papier et, notamment, le lâché prise de l’aquarelle.

A son prénom – et nom de peintre -, Rurik a préféré ne pas accoler son nom de famille, histoire qu’il n’y est pas confusion ! Né en 1960 à Dieudonné (Oise), Rurik a toujours baigné dans une atmosphère artistique. Sa mère, d’abord comédienne et actrice reconnue, collaborera à l’ORTF en tant que réalisatrice, son père, Pierre Dmitrienko, est le peintre d’origine russe que l’on sait. Encore enfant, Rurik se souvient d’un voyage en Espagne avec ses parents, du Musée du Prado en particulier et d’un triptyque de Jérôme Bosch qu’il retournera voir avec émotion bien des années plus tard.
Son père y ayant son atelier, le jeune garçon passera quasiment toute sa jeunesse dans le quartier Bastille (Paris). Rurik fera naturellement ses études aux Beaux-Arts de Paris. Il a 19 ans lorsqu’une première exposition personnelle lui est consacré (Galerie de la Cité, Luxembourg). Il exposera désormais régulièrement dans des expositions personnelles (France, Etats-Unis, Italie, Suisse) et dans des expositions collectives en France et à l’étranger. Le jeune artiste reçoit le prix Lubiam (Mantoue, Italie) en 1980, puis le prix Fénéon (Paris) en 1983.
Cette même année (1983), et pour deux ans, il est résident de la Villa Médicis, l’Académie de France de Rome. Rurik peint, expérimente ; l’artiste considéra toujours son travail comme une véritable recherche picturale, préférant au mot « abstrait » le mot « non-figuratif » pour qualifier sa voie, une histoire à raconter où il est question de couleurs et de formes. Rurik travaille le plus souvent à l’huile, car il aime, dit-il, « la volatilité de son solvant, l’essence ». Par périodes successives, il aime à peindre avec la lumière du papier et, notamment, le lâché prise de l’aquarelle.
Parallèlement à sa propre vie artistique, Rurik mène un travail approfondi sur l’œuvre de Pierre Dmitrienko, son père ; il a, entre autre, pour projet de réaliser le catalogue raisonné de l’œuvre complet de ce dernier.
Rurik vit et travaille à Aubervilliers, dans la banlieue nord de Paris ; un immense atelier, ancienne partie d’une usine, lui donne le luxe de l’espace dont il a besoin pour peindre, rêver, tout simplement pour vivre. Pour notre part, il nous semble que l’art de Rurik, sans rien renier du passé – bien au contraire -, a su se mettre à distance de la propre filiation de l’homme qui la met en place, avec patience et courage, pierre à pierre, pied à pied.